La tsedaka (hébreu צדקה, prononcé “tsedaka”) désigne, dans le judaïsme, le devoir religieux de donner aux personnes ou institutions qui ont besoin d’aide matérielle. Ce n’est pas seulement de la “charité” au sens d’un geste facultatif, mais une véritable obligation de justice sociale.
Sens du mot
- Le mot vient de la racine hébraïque “tsedek” qui signifie “justice”, ce qui montre que donner fait partie d’un ordre juste du monde.
- L’idée est que les biens matériels appartiennent en dernier ressort à Dieu et que chacun est responsable de la part destinée aux plus démunis.
Pratique concrète
- La tsedaka consiste à donner de l’argent ou des ressources à des personnes pauvres ou à des œuvres éducatives, sociales ou religieuses.
- La tradition juive recommande de donner régulièrement (par exemple un dixième de ses revenus, appelé maasser) et de privilégier l’aide qui rend la personne autonome, comme le fait de lui permettre de travailler.
Dimension spirituelle
- La tsedaka est considérée comme une mitsva (commandement) très importante, au même niveau que d’autres grandes obligations religieuses.
- Elle est aussi vue comme un moyen de réparer le monde et de se transformer soi-même, en développant compassion, responsabilité et solidarité.
